Vieillir demain

L’adaptation de la société au vieillissement : enfin un cadre législatif

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À l’occasion de l’entrée en vigueur, le 1er janvier dernier, de la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement, le gérontologue Jean-Pierre Aquino revient, pour l’Institut du Bien Vieillir Korian, sur ce texte majeur. Cette loi a pour objectif d’anticiper les conséquences du vieillissement de la population française.

Les chiffres sont éloquents : selon l’Insee en 2060, près de 32 % de la population française aura plus de 60 ans, soit 23,6 millions de personnes. Dans cette optique, depuis quelques années, le gouvernement français sollicite des experts de la gériatrie afin de réfléchir aux solutions concrètes à mettre en place pour aborder au mieux ce vieillissement massif de la population. À la fois Président du Comité « Avancée en âge », gériatre et ancien directeur médical de la clinique de la Porte Verte à Versailles, Jean-Pierre Aquino a apporté au Gouvernement toute son expertise sur la question. Dans un rapport publié en 2012, il préconise plusieurs actions pour favoriser le bien vieillir. Une réflexion dont s’est inspiré le Gouvernement pour rédiger la loi actuelle.

Pour Jean-Pierre Aquino, la clef d’une autonomie préservée c’est d’abord l’anticipation. Une anticipation qui doit s’opérer au niveau national. Ce texte de loi s’intéresse autant aux personnes âgées qu’à leur entourage ou à la société de manière plus globale. Par exemple, le texte revalorise l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) et inaugure un portail unique www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr pour faciliter la prise de renseignements par les seniors et leur entourage. Il crée également de nouveaux droits sociaux, comme celui au répit pour les aidants. Jean-Pierre Aquino n’oublie pas de souligner le travail précurseur de l’Institut du Bien Vieillir Korian dans de nombreux domaines. Pour lui, « certains travaux de l’Institut ont anticipé certaines de ces mesures, notamment les travaux sur le repérage de la fragilité, sur la compréhension des phénomènes de rupture, avec un message fort : il existe des pertes d’autonomie évitables ».

Plan national d’action de prévention de la perte d’autonomie