L’inclusion par le développement de autonomie

Deuil blanc : accepter que la relation change

« J’ai refusé d’emblée ! Pour moi, elle allait aller beaucoup mieux, c’était un passage. » ; « Je n’avais pas le courage de venir… » ; « Je ne le supportais plus. J’étais très en colère. »

Lorsque la maladie d’un proche transforme sa personnalité, qu’il perd la mémoire, le sens de l’orientation, qu’il devient de plus en plus difficile de communiquer avec lui et que les rôles s’inversent, la famille peut manifester des réactions de déni, de stupeur ou d’agressivité.

Le plus douloureux est d’accepter, comme pour un Alzheimer, le caractère irrémédiable de la maladie et de dire adieu à la personne telle qu’on l’a connue. Pour les soignants, ce deuil blanc est une étape difficile sur laquelle il est nécessaire de mettre des mots pour enfin accepter la situation. En effet, la relation change mais de nouveaux échanges sont possibles : des gestes, des sourires, des activités qui font du bien au malade et à ses proches.